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mardi, 04 mai 2021 / Publié dans CommuniquéMairieGresse

❓⁉️ [Combien ça coûte ?] ❓⁉️

La Mairie de Gresse met en ligne et distribue dans les boites aux lettres un document qui, chiffres à l’appui, confirme nos craintes concernant l’impact de l’investissement demandé pour le projet d’installation de 9 nouveaux canons à neige.Quelques soient les montants finaux (toujours incertains) des subventions accordées, ce projet aura un impact conséquent sur les finances et la capacité d’investissement de la municipalité pour d’autres projets importants pour l’avenir du village.

📢 Nous l’affirmons encore : nous ne souhaitons pas la disparition de notre station de ski alpin ! Nous ne souhaitons pas la voir péricliter ! MAIS nous pensons que CE projet n’est pas le plus pertinent dans la conjoncture actuelle, ni pour l’avenir de la station de ski, ni pour celui du village dans sa globalité.

💡 Pour aller au delà des simples impressions et sentiments, et pour voter dimanche en toute conscience, vous trouverez sur le site de la municipalité de nombreux documents qui vous donneront les éléments techniques et financiers nécessaires ( Documents de l’EPIC, Foire aux questions : climat, environnement et transition avec les réponses de deux chercheurs, compte rendu et résumé de l’audit financier par le cabinet Stratorial, rapport de la Cour des Comptes de 2018 …).

Pour télécharger le document, cliquer sur le lien ci-dessous.

https://gresse2050.fr/wp-content/uploads/2021/05/2021-05-doc-info-CM-enneigeurs.pdf

mardi, 04 mai 2021 / Publié dans temoignage

« Le 09 mai prochain, les habitants de Gresse-en-Vercors seront amenés à se prononcer sur l’investissement ou non de 9 canons à neige sur la piste des chamois.

Au-delà de cette question qui peut paraitre abrupte, c’est bien sur l’avenir du territoire communal sur lequel les gressoises et gressois seront invités à se prononcer.

Je salue d’abord l’initiative démocratique, tout à fait unique et qui montre l’implication citoyenne à laquelle la nouvelle équipe municipale emmenée par Jean-Marc Bellot croit depuis le début. Une démonstration de discours en acte, bravo à eux de s’en remettre à la décision collégiale et citoyenne pour construire l’avenir du territoire qui relève bien d’une responsabilité collective entre élus, habitants et acteurs de la société civile.

Là où certains médias ont laissé croire qu’il s’agissait d’un combat entre « pro » et « anti » station ou « nouveaux » ou « anciens » habitants, je crois au contraire que c’est un moment charnière pour la commune mais aussi pour le territoire du Trièves et des Alpes. Il y a urgence à montrer une autre voie vers une transition des toute façon inéluctable et enfin allier économie et écologie en impulsant une vision renouvelée et pérenne du développement.

La crise économique que nous traversons, en particulier en station avec la fermeture des remontées mécaniques ne doit pas nous faire oublier l’urgence climatique, précisément là où le climat se réchauffe deux fois plus vite qu’ailleurs.

La situation d’exception que nous traversons aujourd’hui nous offre l’opportunité de montrer tous les atouts de nos territoires de montagne dont les capacités de résilience sont considérables.

Gresse s’inscrit dans cette voie ! En ayant encore fait la démonstration cet hiver et l’été dernier, d’un public au rendez-vous, attaché à l’identité de la station et de ses atouts, aux grands espaces qu’elle offre et à la diversité de ses activités.

Nous sommes tous attachés à la station de Gresse en Vercors, le débat n’est évidemment pas là. La question est de savoir comment anticiper ce réchauffement climatique, comment construire une station plus résiliente, qui s’adapte durablement à cette évolution climatique.

Comment répondre aussi aux besoins des habitants, qui vivent là à l’année et qui aspirent à des services pérennes, renouvelés, modernisés et adaptés à leur quotidien.

Il y aura besoin d’efforts financiers, d’accompagnement, à tous les niveaux et il est sain et sage de prendre le temps de la réflexion, d’ouvrir un débat collectif sur l’orientation de ces prochains investissements. Il n’y a pas une solution magique, la potion miracle n’existe pas et il serait dangereux d’y croire. Il n’y a qu’une démarche collective pour élaborer une trajectoire au regard des réalités, des ressources financières et du contexte pour permettre ainsi une adaptation durable.

Je ne connais pas aujourd’hui une commune de station de montagne qui ne se pose pas cette question. Certaines ont commencé à engager des trajectoires innovantes, dans un souci de diversification mais répondant à une logique de développement économique durable et viable : la Clusaz, Bourg St Maurice, Métabief…

C’est un mouvement de fond qui s’amorce dans les Alpes et dans tous les massifs montagneux. Ne pas l’engager, serait irresponsable.

Les politiques départementales et régionales, même les plus réfractaires sortent d’une approche tout ski et son corollaire : le financement à tout va des projets d’enneigement artificiel. Les subventions diminuent au profit de projet d’investissements pour des activités diversifiées. C’est tout le sens du futur plan national montagne attendu avant l’été. Il serait donc périlleux de mettre tous ses œufs dans le même panier et de limiter les capacités d’investissement de la commune dans d’autres projets.

Je salue une nouvelle fois la volonté communale d’ouvrir le débat et je fais confiance à la clairvoyance des gressoises et gressois pour prendre les bonnes décisions. »

lundi, 03 mai 2021 / Publié dans temoignage

« Financer ou non 9 enneigeurs supplémentaires pour la station de Gresse. Un choix difficile, car de nombreux enjeux économiques, politiques et émotionnels sont en jeu.

La question de l’eau est importante. Les arrêtés sécheresse s’enchaînent ces dernières années, et sont de plus en plus stricts. Ils comportent des restrictions interdisant de détourner les cours d’eau pour remplir les retenues artificielles. Et si la Gresse semble plutôt épargnée l’hiver, et permet jusqu’à présent le bon remplissage de la retenue en temps et en heure, la préfecture raisonne en terme de bassin de gestion. S’il y a pénurie d’eau sur le bassin du Vercors, il n’y aura pas de dérogation spécifique pour Gresse-en-Vercors. L’eau va devenir de plus en plus une ressource protégée. Les autorités administratives risquent de surveiller encore plus étroitement les usages qui en sont faits. Il ne faut pas oublier que Gresse-en-Vercors a déjà eu des démêlés douloureux avec l’ONEMA et la préfecture, sur ses obligations en matière d’assainissement, et sur le remplissage de la retenue.

Ensuite, il y a l’état des finances de la commune. Depuis des années, le montant des dotations diminue et les marges de manœuvre se réduisent. La situation financière reste précaire. La commune est atypique : de 400 habitants à l’année, elle doit construire des équipements dimensionnés pour 3000 habitants tout en étant financée à hauteur de 1200 habitants par l’Etat Or, la station nécessite chaque année un versement conséquent de la part du budget général. La bascule en EPIC n’y change rien : la station n’est pas viable sans versement de la commune, donc sans subventionnement par de l’argent public. C’est un choix qui peut tout à fait être assumé, notamment au titre de l’activité économique directe et indirecte induite. Mais ce projet implique d’accroitre les dépenses de fonctionnement : tout nouvel équipement nécessite de l’électricité, de la maintenance, l’obligation d’amortir ces dépenses d’investissement et donc de générer mécaniquement des dépenses de fonctionnement sur les années futures. Comme pour tous les projets d’investissement, il ne faut pas regarder seulement le coût d’achat, il faut mesurer les conséquences financières qui en découleront chaque année.

Le cinéma est déficitaire, la piscine est déficitaire, la maison du Grand Veymont coûte chère, l’Odyssée verte tend à l’équilibre mais uniquement parce qu’il n’y a pas encore de gros travaux à prévoir. La commune risque de ne pas pouvoir conserver tous ses équipements qui fonctionnent malheureusement à perte. Miser davantage sur la station de ski alpin, c’est autant d’argent qui ne sera pas investi dans d’autres projets et d’autres équipements. Dire que les budgets sont hermétiques entre eux est faux : seul le budget de l’eau n’appelle pas chaque année de subvention du budget général. Les budgets des remontées mécaniques et celui des équipements touristiques ont systématiquement besoin de l’aide du budget général pour atteindre l’équilibre.

Enfin, il s’agit de centaines de milliers d’euros d’argent public, qui seront dépensés dans ce projet de canons à neige. Alors que la pandémie et ses conséquences économiques terribles commencent à se faire sentir, est-ce la priorité d’utiliser l’argent des contribuables pour construire de nouveaux enneigeurs ? Se centrer uniquement sur Gresse, ses habitants, son patrimoine, son histoire… c’est oublier un peu vite que l’argent en question est versé par d’autres contribuables ! L’intérêt général qui doit motiver les financements publics se trouve-t-il vraiment dans ce projet ?

Les fondateurs de la station étaient jadis motivés par l’audace : essayer quelque chose de nouveau, construire une station là où il n’y avait rien, des avant-gardistes en somme, des utopistes peut-être même (car ce n’est pas un gros mot). Aujourd’hui, la motivation est plus liée à la crainte de perdre ce qui a été construit : la peur de perdre une partie de l’activité économique, la peur (infondée à mon avis) de voir la valeur foncière des habitations diminuer… Le courage et l’intérêt général résident peut-être aujourd’hui dans l’anticipation des changements à venir.

Ce qui peut faire la force de Gresse-en-Vercors, c’est sa capacité à attirer de nouveaux venus qui viendront s’installer à demeure. Pour cela, il faut commerces, école, garderie, agence postale, équipements touristiques ou culturels variés comme la piscine et le cinéma. La station seule ne pérennisera pas l’avenir du village. C’est un élément important, mais ce n’est pas le seul. »

lundi, 19 avril 2021 / Publié dans Communiqué

Nous remercions Monsieur Jacques Adenot, président du Parc naturel régional du Vercors pour sa lettre du 15 avril 2021 expliquant que NON, le PNR ne soutient pas le projet actuel d’ajout de 9 canons à neige sur notre commune, contrairement à ce qui est malheureusement écrit dans les documents pro-canons.

Il n’y a eu qu’un avis technique de procédure, et en aucun cas un soutien.
Télécharger la lettre ✉️ 👉 https://gresse2050.fr/…/20210415_PNRV_Gresse_Reponse-soutie…

Extrait de la lettre :
📢 « Cet avis était donc une appréciation sur la procédure à suivre et ne constitue pas un positionnement sur l’opportunité ou non de mener le projet.« 
📢 »Le référendum que vous avez initié ne doit à mon sens pas occulter une réflexion plus générale sur le développement économique équilibré, à long terme, de Gresse-en-Vercors. Vous avez bien identifié les questions de diversification touristique et l’élargissement de la notion de station de ski en un lieu d’attractivité quatre saisons en lien avec les patrimoines, et je pense que tous les Gressois pourront se retrouver dans cette perspective.« 

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